Pour oublier le caramel brûlé

jemima-26-thumb par the glow

Le matin, quand je brûle le caramel salé que j’avais promis aux enfants, je sacre. Après je bois un jus vert délicieux que mon chou me prépare avec pomme verte/kale/kiwi.

Les enfants et moi dansons quand la machine fait trop de bruit, nous dansons et tournons et je suis étourdie mais je lutte et je continue de tourner parce que les enfants aiment trop ça.

Quand je suis enfin apaisée et que je n’ai plus envie de me cacher sous la table pour me traiter de tous les noms (j’ai raté mon caramel salé! promis aux enfants!), je sors la pâte à modeler et je lis des articles sur le web.

J’en ai quelques uns à vous proposer. Enjoy!

photo Myriam Lafrenière nos fils

photo par Myriam Lafrenière

Avoir un fils, de Myriam Lafrenière. Elle aime pouvoir dire, tout simplement, “mon fils”. Quand elle l’écrit, j’entends sa voix, et c’est vrai que c’est beau, l’entendre. Son fils est un blanchon, un an plus vieux que mon dragon, les deux foutent joyeusement et violemment le bordel en deux minutes, et j’aime retrouver me retrouver, un peu, avec mon fils, dans ses mots et son amour.

Extrait: “Avoir un fils, c’est vivre le complexe d’Œdipe à fond. Pour lui, je suis une reine, une héroïne, un objet d’amour infini. C’est intense, mais ça le rend poète. Un jour de vent, il m’a dit « J’aimerais ça qu’on s’envole juste nous deux. Toi, moi, dans le vent. »

Why the British tell better children’s stories, de Colleen Gillard. Harry Potter vs Tom Sawyer. La littérature jeunesse britannique emprunte plus à un univers de fantaisie et de magie. Aux États-Unis, le réalisme l’emporte. Et le moralisme aussi.

Extrait: ““Kids think through their problems by creating fantasy worlds in ways adults don’t,” Griswold says. “Within these parallel universes, things can be solved, shaped and understood.” Just as children learn best through hands-on activities, they tend to process their feelings through metaphorical reenactments. “Stories,” Griswold noted, “serve a purpose beyond pleasure, a purpose encoded in analogies. Story arcs, like dreams, have an almost biological function.”

jemima-19-thumb par the glow

Girls star Jemima Kirke opens up about her acting, art and abortion, de Sarah Sophie Keller. J’ai arrêté d’écouter Girls après la première saison, mais j’adore suivre le parcours de l’actrice Jemima Kirke. Elle semble sans bullshit, à parler de son isolement quand elle était une jeune maman pour la première fois, de son avortement, de son art, qu’elle délaisse parfois parce que c’est difficile de faire tout/d’être tout quand on a des enfants.

Extrait: “I got embarrassed when I had kids. I felt like when I did it, and then I was complaining that I didn’t have time to paint, people thought I’d fucked up. Like, I should’ve chosen one or the other. Women are not allowed to have both. It feels like a personal failure. And then because of that embarrassment, there’s the need to prove you can do both really well, and then you’re burning the candle at both ends and you’re not doing either job very well. You’re not being a good mom, and you’re not doing well at work.”

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