D’un été beau même si amer à un automne réjouissant

automne deux

L’automne s’installe doucement, avec un pique-nique dans le parc, les pieds dans le sable et les feuilles brunies, une copine qui m’annonce qu’elle attend un enfant, des foulards à essayer, des adieux aux cafés glacés, des bas à enfiler le matin et des bisous à donner à la citrouille en haut des marches de mon entrée.

Je dis souvent que je ne retiens que le bon, je n’ai pas de souvenirs de mon corps marqué par une éruption de boutons, du prurit, je ne me souviens même pas du nom de la maladie, en fin de grossesse, je n’ai pas de souvenirs de ce que les means girls de mon école secondaire disaient dans mon dos, à part qu’elles croyaient toujours que je m’habillais de vêtements trouvés dans des ventes de garage, mais cet été, même si  l’automne s’intalle doucement, cet été, je retiens le bon, mais le mauvais aussi, la frustration, et les mensonges.

Je ne comprends pas mon début d’été, avec la pataugeoire et ceux qui prétendaient que j’étais quasiment nue en train d’allaiter, juste pour me montrer un peu, juste parce que je trouve ça vraiment cool de parler à des journalistes alors que mon appart est dans un bordel incroyable et que mes enfants ne comprennent rien à ce qui se passe sauf que je pleure, parfois, et qu’ils ne m’avaient jamais vue comme ça, à pleurer après leur avoir offrir des Mister Freeze et des câlins morveux.

ete whut

Quand les gens m’arrêtaient, au mois de juillet, au mois d’août, et qu’ils me demandaient si j’étais la maman-qui-allaite, je souriais, mais j’avais peur qu’ils ne m’abordent que pour soupirer, que pour me dire que mes enfants ne méritaient pas ça, d’être les enfants-de-l’ex-escorte-qui-se-met-toute-nue-pour-faire-semblant-d’allaiter-parce-qu’elle-n’allaite-pas-vraiment-elle-veut-juste-attirer-l’attention-et-se-trouver-une-raison-pour-chialer-sur-sa-vie-de-maman-qui-préfère-les-robes-tachées-de-purée-aux-pantalons-de-jogging-tachés-de-purée.

J’avais peur, mais je n’avais pas peur, j’étais gênée, mais aussi contente, j’avais surtout juste envie de me réveiller passé 6h29 du matin, d’applaudir quand mes enfants glissaient sans se casser un genou, et de boire du rosé le soir.

L’été était beau, aussi, parce que j’ai fait tout ça, certains matins, je me réveillais vraiment passé 6h29, j’applaudissais quand mes enfants acceptaient de marcher dans le sable sans trouver que le sable, c’est la pire invention du monde entier et je buvais du rosé, avec parfois des gouttes de jus de pamplemousses dedans.

ete 1

ete quatre

ete yo

J’ai surtout pu admirer mes enfants s’aimer, se tirer les cheveux avant de faire des câlins en riant, j’ai vu mon fils imiter sa soeur, puis devenir de plus en plus mon petit danseur, mon petit artiste qui pique des crises pour tout ce qui a l’air sucré, que ce soit une sucette en forme de coeur ou la crotte laissée par un chat de ruelle dans notre cour.

ete cinq

ete trois

Vivement l’automne, les chocolats chauds à renverser sur un polar et les amitiés autour de citrouilles à décorer (ou à kicker, ça dépend des émotions)!

ete onzeautomne troisautomne un

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